Partager l'article ! Tomy The Toy ( Partie 1 ): Commençons par une Nouvelle. Tomy The Toy pourrait bien être un comte pour enfant ou un court métrage : un ...
Tomy The Toy(Love is a Fairytale)
Il fait une nuit de pleine lune
ce soir-là. Tous les enfants dorment profondément, la tête emplie de rêves. Certains adultes dorment eux aussi profondément, mais pensent plutôt aux multitudes de choses à faire le lendemain ou
font de mauvais rêves appelés cauchemars. Ça doit être pour ça qu'ils ronflent ! Leurs nuits sont courtes car le lendemain ils se lèvent tôt pour quitter la maison dès le matin et revenir
seulement le soir. Pas très marrant une vie d'adulte ! Attardons nous plutôt sur celle des enfants, et pourquoi pas deux enfants en particulier ?! Le petit Léo par exemple, et sa sœur Sarah, à
qui il est arrivé une histoire extraordinaire sans qu'ils s'en aperçoivent, leurs jouets ont vécus pendant une journée entière ! Laissez moi vous raconter l'histoire des jouets de Léo et de sa
sœur.
Une nuit de pleine lune comme celle-ci, le petit Léo, comme tous les enfants, dormait profondément, la tête emplie de rêves. L'éclat de la lune était la seule lumière dans sa chambre située à
l'étage de la maison, une lumière intense qui ne semblait pas troubler le sommeil de Léo. Son lit était placé face à la seule fenêtre de sa chambre orientée côté rue. Au pied de son lit, se trouvait une malle noire fermée à clé. Léo était certainement passionné
d'avions et autres engins volants : sa tapisserie était bleue claire avec comme motifs : des fusées. Son pyjama était blanc et décoré de dessins d'avions, il y en avait même en papier, accrochés
et flottants au plafond au moindre petit souffle. Sur l'étagère blanche installée à gauche de la porte étaient rangés des livres pour enfants, une maquette d'avion placée au sommet de l'étagère,
un élastique et des feuilles de papier de plusieurs couleurs. Et au milieu de cette étagère, un jouet, le seul jouet visible dans cette chambre, un petit pantin de bois peint à la main, haut
comme trois pommes et entièrement articulé. Il était vêtu d'une tenue d'hiver à sa taille : un bonnet blanc avec un pompon, un pull rouge et gris en laine, un pantalon bleu et de grosses
chaussures noires. Un vrai petit humain miniature : sur son visage, un sourire constant et deux yeux verts grand ouverts. Une étiquette était accrochée sur sa chaussure gauche; il était écrit :
TOMY TOY Made In France.
Alors que la nuit semblait paisible, la lumière de la lune s'intensifia jusqu'à éclairer autant que le soleil en plein jour. Puis tous les lampadaires de la rue s'allumèrent en même temps et
clignotèrent. Toutes les lumières de la maison de Léo en firent autant. Son père se leva voir ce qui se passait. Un puissant vent entra par la fenêtre ouverte de la chambre de Léo et la porte
d'entrée de la maison s'ouvrit avec la force du vent. Le père de Léo se dirigea vers la porte d'entrée et scruta la rue depuis son palier. Soudain, tout s'arrêta, le vent cessa de souffler fort
et les lumières s'éteignirent en un clin d'œil. La porte d'entrée se ferma et percuta le père de Léo qui lança des injures par réflexe et habitude. Furieux, il essaya d'atteindre sa chambre dans
l'obscurité mais sa femme du aller le chercher ; elle tomba par terre dans la cuisine, des casseroles sur la tête. Malgré le vent violent, l'intensité de toutes ces lumières et le vacarme
qu'avait fait leur père, Léo et Sarah dormaient encore profondément. Aucun autre imprévu ne se déroula pendant cette nuit qui devint de nouveau paisible et ce jusqu'au matin.
Le lendemain matin, Léo et sa sœur se levèrent, se préparèrent pour aller à l'école tandis que les parents partaient au travail. La maison fut déserte vers neuf heures. Mais soudain, la lumière
du soleil aveugla une nouvelle vie, deux yeux semblaient avoir bougé pour la première fois. Tomy, le pantin de bois, venait de cligner des yeux. Sa bouche s'ouvrit, ses mains, ses pieds, ses
jambes, son corps de bois se mit à bouger. Tomy regarda ses mains, tourna la tête et enfin se leva mais il perdit aussitôt l'équilibre. Le pantin se releva, déterminé à tenir debout. Il mit une
jambe devant l'autre, tout doucement, cependant il se rendit vite compte qu'il ne put pas aller très loin sur son étagère. Son sourire se changea tout à coup en grimace. Il vit à côté de lui le
grand élastique marron. Il aperçut également une vis mal enfoncée. Il venait de trouver sa première idée. Quelques secondes plus tard, notre pantin de bois était attaché à l'élastique qui lui
même était tenu par le bout de vis sortant. Inconscient et prêt à tout, il se laissa tomber dans le vide, attaché à son élastique. Le sol se rapprocha, un plancher marron clair, accueillant pour
ses pieds de bois, la liberté, les grands espaces, à quelques centimètres... à quelques millimètres. Le jouet tendit le bras vers le plancher mais il ne put l'atteindre et sa joie se transforma
en confusion. Ce qu'il ignorait, c'est qu'un élastique tendu finit par retrouver sa forme de départ. C'est alors que Tomy poussa son premier cri muet en remontant à toute vitesse vers l'étagère !
Voilà notre pantin, confus et malin, sur son étagère ! Mais il remarqua ensuite les feuilles de papier. Il observa la pièce : des avions et des fusées sur la tapisserie, au plafond, sur la
couette du lit de Léo... Une deuxième idée apparut dans la tête de Tomy. Celui-ci plia la feuille de façon à en faire un avion puis il prit son courage à deux mains et plana, assis sur son avion
en papier. Mais le baptême de l'air fut de courte durée, le jouet était trop lourd pour pouvoir planer. Il tomba sur une plate forme dépassant de l'étagère, c'était une boîte de jeu. Le poids du
pantin fit tomber la boîte du très connu jeu d'argent. Elle tomba par terre et s'ouvrit en laissant partir des bouts de papiers rectangulaires de plusieurs couleurs. Tomy attrapa un de ces bouts
de papiers et lu : CHANCE. Puis il retourna le bout de papier : ALLEZ EN PRISON. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il venait de lire ; le paquet de feuilles sur l'étagère lui tomba
dessus. Après s'être libéré de ce paquet de feuilles, il vit avec surprise d'autres personnages bouger et avancer sur un sol carré et coloré. Laissant les pions vaquer à leur occupation, il
décida d'avancer dans ce nouveau monde, en passant à côté de la boîte de jeu désormais vide. Il vit au loin une grande malle fermée et décida de s'en approcher mais il fut vite distrait par une
musique au loin. De la musique Techno résonnait dans la maison ; elle venait de la chambre d'à côté. Tomy quitta la chambre ;suivit la musique et se retrouva devant une grande porte entrouverte.
Le pantin entendait maintenant, avec la musique, des rires de filles. Il poussa la porte avec ses petits bras de bois et découvrit un nouveau monde : la chambre de la petite Sarah. Le sol était
différent, le plancher était devenu moquette. Les murs roses étaient couverts de posters de chanteurs dont un qui avait une coupe de cheveux farfelue. Devant Tomy se tenait une petite maison
ouverte et remplie de jouets vivants, essentiellement des poupées blondes de sa taille. Il y avait quelques poupées masculines, torses nues avec des cheveux blonds et longs, les yeux bleus et un
grand sourire niais. Notre jouet, content d'avoir trouver de nouveaux êtres comme lui, décida d'aller se présenter. Mais son arrivée ne fut pas inaperçue. La musique cessa et tous les rires et
tous les gloussements se changèrent en murmures. Les filles étaient en maillot de bain et les garçons en short, une petite piscine fabriquée par Sarah était installée devant la maison. Le pantin
ne bougea pas, son sourire s'effaça peu à peu. Il commença à avoir chaud dans sa tenue d'hiver. Il arriva ce qu'il devait arriver, toutes les poupées se moquèrent de lui et Tomy fit demi tour, la
tête basse et les bras pendants.
La fête reprit son cours, les poupées dansaient et riaient. Mais Tomy, lui, restait au loin, assis devant la porte, la tête penchée en fixant ses mains. Une larme coula sur sa joue de bois et
glissa peu à peu pour tomber sur une de ses mains. Puis il releva la tête et se mit à admirer une des poupées blondes : il la trouvait différente des autres, plus belle que les autres poupées.
Son petit cœur de bois se mit à battre deux fois plus vite, Tomy retrouva peu à peu le sourire et sécha ses larmes. Il se releva et décida de retenter sa chance. Mais...Pas dans cette tenue.
Notre ami en bois trouva une mallette remplie de tenues de poupées. Il prit la mallette discrètement. Notre pantin refit son apparition devant la maison de poupée, habillé en pompier. Un nouveau
silence pesa dans la chambre de Sarah. Le sourire de Tomy s'effaça de nouveau et il comprit qu'il devait faire demi tour car ce n'était pas encore la bonne tenue. Des essais, il en fit beaucoup :
en fille, en rasta, en policier, en paysan, en prêtre, en homme d'affaire, en pirate, en cowboy... Une fois, il arriva même sans aucun vêtement,ce qui choqua évidemment beaucoup la maisonnée qui
en avait pourtant vu de toutes les couleurs. Tomy était triste de ne pas pouvoir ressembler à toutes les autres poupées, il semblait avoir fait un gros effort en vain. Soudain, un jouet masculin
s'avança vers lui; il lui fit un sourire niais puis lui tendit la main pour lui donner une de ses tenues de rechange et enfin lui fit un signe de la main. Tomy retourna devant la maison avec la
même tenue que tous les autres garçons, ce qui plut beaucoup aux filles tout à coup. Il s'amusait enfin avec ses nouveaux amis, mais il cherchait désespérément sa poupée bien aimée. Enfin il la
trouva, il décida de s'avancer doucement vers elle, tout doucement, c'est alors qu'il commença son premier mot mais un garçon tint la poupée par la main et tous deux partirent de la chambre sous
le regard triste de Tomy. Il n'avait qu'une envie : pleurer. Il partit de la chambre de Sarah en courant et se dirigea vers la chambre du grand frère, devant l'étagère, le seul endroit où il
était en sécurité, loin des regards cruels de l'extérieur. Et c'est ainsi que grâce à l'aide d'un fil emprunté dans la maison de poupée de Sarah, Tomy put retourner sur son étagère, à sa place
d'origine, dans la position où il avait toujours été et dans sa tenue d'hiver. En attendant qu'une chose, redevenir un jouet inanimé pour toujours.
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