Partager l'article ! Gods of War S.1 : Prologue: Voici la partie courte ( seulement le texte de fin) du prologue de ma série : Gods of War. ...
Aglatia,2 Juillet 5009
La bataille d'Aglatia avait commencé tôt ce matin, la ville n'était déjà plus qu'un champ de ruines plongé dans le chaos, brûlé par les flammes, noyé dans la pluie et le sang. Cette ville désormais possédée par les Ténèbres allait devenir un absorbeur de vies, un destructeur de Fantasiens et de machines, un briseur d'os et d'acier. La Mort avait les bras grands ouverts ce jour-là, elle attendait impatiemment ces milliers d'âmes à destination de l'Enfer. Si Dieu existait dans ce monde, il assisterait à un horrible spectacle. Les Ténèbres avaient gagné une nouvelle bataille, ses soldats sans âmes fusillaient les civils cachés en ville. Des familles entières mourraient dans leurs maisons enflammées. Les autres tentant de s'enfuir, offraient leur âme dans d'atroces conditions, fusillés, explosés ou écrasés sous des véhicules lancés à pleine puissance.
Les soldats exerçaient leur métier dans un bien triste cadre : des immeubles branlants, des routes fissurées et trouées, une pluie d'eau de sang et de verre, des corps écrasés, fusillés, mutilés, le souffle de la Mort comme unique air. Les soldats criaient et mourraient, les machines explosaient en projetant des débris enflammés. Certaines d'entre elles étaient minuscules mais explosives, d'autres étaient gigantesques et pouvaient broyer ou couper en deux un soldat ou un véhicule. Il existait également des machines de même taille que les soldats : on les appelaient les élites, des machines armées jusqu'aux dents, étaient capables de voler et de tirer avec une précision digne d'un archer. Les soldats, eux, tous les mêmes, même taille, même force, même chance d'être tué. Les élites Fantasiennes n'étaient pas de la bataille, autrement dit, les capitaines et autres haut gradés réunissaient les renforts qui devenaient de plus en plus indispensables étant donnée la situation.
La guerre devenait autant terrestre qu'aérienne. Les avions chanceux lâchaient leurs soldats à temps, les autres étaient attaqués par des machines volantes sphériques, armées seulement d'un missile. Ce modèle de petit robot était présent en masse sur le champ de bataille. Leur missile avait la particularité de suivre leur objectif jusqu'à son explosion.
Cette ville n'était plus qu'un champ de ruine et un nouveau cimetière dans lequel personne ne serait enterré. Les soldats pourrissaient autant que les carcasses des machines. Des grenades étaient jetées des toits des immeubles restés intacts. Des milliers de balles traînaient et roulaient par terre. Les écoles comme les hôpitaux étaient détruits, des cadavres d'enfants et de professeurs n'ayant eu le temps de fuir jonchaient le sol, les malades et personnels hospitaliers avaient connu le même sort funeste. Chaque bon soldat devait conserver le souvenir le visage de chaque enfant, de chaque malade, de chaque victime dans son esprit pour trouver une raison valable de se battre contre des êtres dépourvus d'âme et d'esprit.
Cependant, certains civils
avaient survécu ; un enfant sortit de son école détruite, le visage couvert de sang et de larmes, cherchant désespérément ses parents. Le banc sur lequel il avait déclaré sa flamme à une fille de
sa classe était là, devant ses pieds, brûlé. Des billes roulaient par terre, elles se confondaient avec les balles de mitrailleuse, l'enfant reconnu ses propres billes rouler vers le cadavre de
son meilleur ami. Un soldat courut vers lui mais celui-ci fut tué par une machine qui se dirigea très lentement vers l'enfant. Un autre soldat se battait, seul, sur le toit de l'immeuble face à
l'école, contre une dizaine d'élites, leurs bras servaient à la fois de mitraillette et d'épée. Le soldat fut transpercé par un des robots qui enfonça son bras encore plus profondément dans la
blessure.
"Vas en enfer sale machine ! Tu le paieras !!"
Sur un autre immeuble à l'entrée de la ville, un autre soldat fit une chute de trente étages avant de s'écraser sur une élite au rez de chaussée. Les chars explosaient un par un, une
autre vagues de robots arriva pour tuer les militaires encore vivants. Un homme fixa amoureusement du regard la photo de sa fiancée pour la dernière fois avant d' appeler du renfort et de prendre
une balle dans la tête. La machine arriva devant l'enfant. Un mot sortit de sa bouche, un seul mot sortit de ses lèvres coupées.
«Maman?
...»
La machine, silencieuse, reprit le combat en laissant un nouveau cadavre derrière elle. Au loin, on entendit un cri puis un tir. Le cri était celui d'un homme sur un immeuble, celui face à l'école, l'homme tomba, il avait un trou à la poitrine.
L'armée mécanique gagnait du terrain. La Mort fauchait et guidait toujours plus d'âmes perdues. Les Ténèbres se propageaient dans une ville anciennement lumineuse et vivante. Si Dieu existait en ce monde, il avait regardé tout ceci se produire et ne s'en était pas mêlé. En ce monde il n'existait ni anges ni démons. Les Fantasiens ne croyaient en aucune divinité ou personnage mystique. Mais ils le savaient, ils n'étaient pas seuls. Ce que l'on croyait être la fin, n'était qu'en réalité que le commencement...
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