Partager l'article ! Gods of War S.1 : Chapitre 1 Partie 1: En raison de la longueur des chapitres, je les diviserai en deux voire en trois parties. Pardonnez ce langage ...
GODS OF WAR (Saint Sin Story)
2 Juillet 5009, c'est la guerre ! La ville d'Aglatia est
prise d'assaut par les machines. L'armée est déjà sur place mais son infériorité numérique la rend en mauvaise posture. Le chaos règne en maître dans cette petite ville jadis paisible. Les
soldats Fantasiens attendent désespérément les renforts alliés.
La guerre est omniprésente : de la guerre civile jusqu'à la bataille qui décidera du sort
de l'univers. Depuis la création des mondes, il pèse une rivalité constante entre la Lumière et les Ténèbres : les deux plus grandes forces de l'univers. Pour éviter cette guerre que les Ténèbres
convoitent depuis toujours, des dieux ont été élus et formés pour propager la Lumière et empêcher à tout prix cette ultime bataille qui se présente. Ils ne le savent pas encore, mais des héros
vont faire leur apparition et vont changer le cours l'histoire. Voici l'histoire des Dieux de la guerre !
Chapitre 1 : LA BATAILLE D'AGLATIA
2 Juillet 5009, Base de l'armée d'Anatolapolis
Ce jour-là était une journée sombre, sombre comme le ciel, ce ciel apocalyptique recouvrant la ville d'Anatolapolis. Celle-ci pourtant immense semblait être déserte et silencieuse. Au centre de la ville : un immense bâtiment, une tour de cent étages encerclée par un mur de cinq mètres de haut et d'une grille fermée et protégée sans cesse par des soldats. Entre le mur et la tour se tenaient une cour où chaque jour, des centaines d'hommes s'entraînaient et se formaient au combat. Pour rentrer dans la tour; il fallait franchir un grand et imposant escalier blanc avant de se trouver face à une grande porte protégée elle aussi par des militaires. Le dernier étage de ce bâtiment était entièrement vitré, un étage entier en verre blindé et teinté.
Soudain, un bruit tua le silence, ce coin inactif oublié par le temps sembla reprendre vie tout à coup. L'étage vitré trembla, toutes les parois coulissèrent vers l'étage du dessous, une immense colonne s'éleva en soulevant le toit. Une fois le processus terminé, le calme reprit mais une dizaine d'avions sortirent de ce sommet devenu piste de décollage. Les avions, aussi énormes soient-ils, se dirigèrent vers l'Est. A leurs bords, des centaines de guerriers en partance pour Aglatia où la guerre les attendait.
Dans l'un de ces engins, un jeune garçon d'une quinzaine d'années environ était assis, la tête baissée, les yeux fermés, des écouteurs blancs aux oreilles et les bras croisés. Ses cheveux longs et noirs cachaient une bonne partie de ses yeux. Il portait la tenue règlementaire : l'uniforme vert et gris remplis de poches et souvent trop long, d'imposantes chaussures marrons et le collier métallique avec dessus le nom choisi par le soldat, pour ce garçon il y avait écrit : Sin.
A côté de lui était assis un autre garçon d'apparemment le même âge. Sin ouvrit soudainement les yeux. On pouvait désormais distinguer un regard déterminé, sans aucune trace de peur, un regard triste, un regard noir. Comme si l'on pouvait deviner un passé douloureux uniquement en observant ses yeux bleus foncés. Le jeune soldat resta immobile malgré la discussion entamée avec et par son voisin.
«Euh Sin c'est ça? S'interrogea Jack.
Oui. Répondit sèchement mais calmement Sin.
Salut ! Moi c'est Jack ! On s'est parlé ce midi à la cantoche tu t'en souviens ?!
Oui.
C'est drôle qu'on soit dans le même avion tu ne trouves pas ? Annonça Jack plein d'enthousiasme.
Oui....Drôle. Répondit ironiquement Sin.
T'as peur de mourir toi ? Questionna naïvement Jack.
Non. Je ne mourrai pas. Même si je le désirais, c'est impossible.
Comment tu peux en être aussi sûr? T'es soldat mec ! Seuls les Dieux sont invincibles ! S'exclama fièrement Jack, ravi d'avoir insérer le mot «Dieu» dans la conversation.
La mort ne veut pas de moi. Je n'ai pas besoin d'être un Dieu pour échapper aux bras de l'Enfer.
Ah ouai... C'est...cool...
Oui...Cool. Répondit Sin avec ce même ton ironique.
Ça fume dehors on doit pas être loin. T'es prêt mec ?!
Et toi ?
Euh...Répondit Jack, déboussolé par la question.
Moi aussi.»
Le jeune homme brun sourit sans trop comprendre ce qui lui arrivait puis partit s'asseoir vers le fond de l'avion. Sin laissa échapper un léger sourire en coin après le départ de Jack. Les soldats étaient installés dans une salle de l'avion, une salle située a l'arrière de l'appareil. Elle était peu lumineuse, non chauffée et ne contenait pas assez de places assises pour tout ses passagers. Sur le rebord gauche, étaient rangés des parachutes, des centaines de parachutes. Chaque homme s'occupait comme il le pouvait, certains fumaient et priaient, d'autres jouaient aux cartes malgré les secousses de l'avion, d'autres encore chargeaient leurs armes, chacun avait pour arme une mitraillette laser avec viseur et grappin intégré. Cette arme de base était souvent accompagnée par quelques grenades et les armes personnelles des soldats. Sin avait sur lui deux pistolets gros calibre rangés sur ses hanches et un couteau attaché derrière son dos. Chacun de ces militaires était débutant voire non expérimenté, excepté un général haut gradé : un homme robuste, moustachu et particulièrement effrayant. Il ne possédait pas l'arme propre à tout les soldats mais à la place : deux épées brillantes et aiguisées attachées derrière son dos. De plus, il détenait un pouvoir secret, une rumeur circulait dans la base que les hauts gradés savaient lancer des sphères lumineuses en cas d'extrême urgence car cela leur demandait beaucoup de concentration et d'énergie.
«Nous y voilà ! Hurla le pilote.»
Sin leva enfin la tête et sourit, ses yeux semblaient briller à l'entente de cette information.
Les avions de guerre arrivèrent sur le lieu de la bataille : Aglatia. Le bruit des moteurs était couvert par les bombardements. Les renforts étaient la cible prioritaire des canons ennemis. A la droite de l'avion dans lequel était Sin, un autre appareil de renfort brûla avant d'exploser. Les alliés étaient déjà attaqués par les canons et les machines sphériques volantes. Le général se mit à hurler :
« C'est maintenant !! On n'a plus le temps!! Prenez vos parachutes; on saute!!»
Chaque soldat prit son parachute pendant que l'arrière de l'avion s'ouvrit. Chacun sauta un par un. Ce fut au tour de Jack qui passa à côté de Sin avec un sourire en coin et un regard noir, ce qui intrigua celui-ci. Les soldats sautèrent maintenant deux par deux. Sin s'apprêta à se retourner quand soudain, un des militaires explosa en vol et ses camarades autour de lui moururent avec lui. Sin fut pétrifié par ce qu'il venait de voir. Que c'était-il passé? Soudain, il vit Jack, une télécommande à la main. Furieux, il se retourna pour prendre un parachute. Mais il n'en restait qu'un seul, celui du général. Celui-ci cria au pilote pour couvrir le bruit de l'extérieur :
«Rapatriez ce soldat à la base! Il prendra le prochain vol ! J'suis désolé petit je ne pensais pas que... EH!!»
Sin prit son élan avant que le général eu le temps de finir sa phrase et sauta de l'arrière de l'avion, sans parachute. Il plongea à grande vitesse dans les airs. Il était trop rapide pour être fusillé par les canons mais il risquait fort de s'écraser, il n 'avait donc pas d'importance pour les canonniers. Sin n'avait pas hésité une seule seconde avant de sauter dans le vide, son regard n'avait pas changé durant sa chute. Il sortit sa mitraillette laser et visa le premier immeuble qu'il vit à travers les nuages. Puis à quelques mètres du sol il tira vers le coin de cet immeuble et lança son grappin qui s'accrocha à ce coin. Sin étant assez près de l'immeuble, se balança, accroché à son grappin de toutes ses forces. Il traversa une route à tout vitesse avant de lâcher et atterrir sur une machine. Le choc détruisit celle-ci. Après un atterrissage violent et quelques roulades, Sin sortit ses deux calibres et tira sur les robots autour de lui. Certains ennemis réussirent à s'approcher de lui mais ils furent repoussés par des coups de pieds. Les machines qu'affrontait Sin avaient une apparence quasi Fantasienne mais avaient deux paires d'yeux et des mitraillettes à la place des bras. Sin semblait gérer parfaitement la situation malgré la dizaine de robots aux alentours. Après un court arrêt, il fonça droit vers l'ennemi en face de lui et rebondit sur celui-ci comme sur un mur avant de sauter en arrière. Soudain la machine en question explosa avec toutes les autres. Un missile avait été lancé derrière Sin. Celui-ci sauta en arrière et se cacha derrière un immeuble encore intact d'extérieur. Mais soudain, une explosion retentit, repoussant Sin vers le mur d'en face. il eu le temps de voir une silhouette Fantasienne en tenue de militaire avant de s'écrouler au sol. Il se releva en partant à la poursuite d'un éventuel traître. L'intérieur de l'immeuble était beaucoup moins intact que l'extérieur, du matériel bureautique était éparpillé par terre, les bureaux étaient couchés un peu partout dans la salle du rez de chaussée. La silhouette s'arrêta. Sin s'approcha prudemment, essayant de savoir qui il poursuivait, avec une idée de l'identité du poseur de bombes.
«Qui es-tu soldat?Interrogea Sin.
Tu viens de donner toi-même la réponse. Répondit l'inconnu avec un ton amusé.
Joue pas au con ! Qu'est-ce que tu foutais ?!
Ça ne se voit pas? Je fais exploser le bâtiment. Expliqua l'inconnu avec ce même ton amusé.
Des soldats sont encore dans cet immeuble !
Je sais.
Alors pourquoi...
Parce que j'aime ça !! Un bon Fantasien est un Fantasien déchiqueté !
Tu es un monstre ! Hurla Sin.
Nous sommes tous des monstres !! Répliqua l'inconnu.
Je te laisserais pas faire ! Conclus Sin.
Et pourtant...»
L'homme s'approcha avec un sourire. Sin resta paralysé. Il connaissait cette personne. Il lui avait déjà parlé. Cette voix qu'il lui semblait familière appartenait bien à lui.
«J...Jack?!
BOUM ! Ah Ah Ah Ah Ah» S'esclaffa Jack.
Une autre bombe explosa derrière Sin qui eu à peine le temps de se coucher par terre. Le dénommé Jack en profita pour s'enfuir en laissant d'autres bombes à retardement dans l'immeuble. Sin se releva à la recherche de ces bombes. Mais sa recherche fut de courte durée, une autre bombe explosa à côté de produits inflammables. L'étage entier brûla à grande vitesse. Sin n'eut d'autre choix que de grimper au premier étage à l'aide des chaînes qui tenaient l'ascenseur quand celui-ci fonctionnait. Arrivé au premier étage, il inspecta la salle aussi insalubre que celle du dessous. Piégé dans une salle certainement infestée de bombes, ne pouvant pas faire demi-tour à cause des flammes qui occupèrent l'ascenseur, il se dirigea vers les fenêtres à la recherche de Jack le poseur de bombes. Soudain, il vit un poste radio posé sur une chaise bancale. Une voix sortit de ce poste. C'était celle de Jack.
«Tu ne me trouveras jamais merdeux !
Où es-tu ?!
Je suis sur le toit crétin ! Tu es piégé ! Les flammes vont bientôt se répandre au premier étage et tu cuiras comme cuit un poulet !
Je vais venir te chercher enfoiré et te tirer une balles dans les …
Au lieu de parler trouve un moyen désespéré de sortir ! Car c'est ce que tu es. Désespéré.
La ferme !!» Hurla Sin, hors de lui.
Sin détruisit la radio. Soudain l'étage dans lequel se trouvait Sin fut mitraillé par deux robots venant de l'extérieur. Leurs jambes leurs servaient de mini fusées, donnant l'avantage de voler à grande vitesse. Sin se cacha derrière un bureau métallique mais tomba nez à nez sur une bombe à retardement sur laquelle était affichée : 00:15. Puis une seconde plus tard : 00:14. Sin ouvrit grand les yeux, prit la bombe et courut vers la fenêtre où se trouvaient les deux machines. Après avoir sauté et brisé la vitre, il posa la bombe sur un des robots et se servit de l'autre pour voler plus haut. Huit secondes plus tard, la bombe explosa. Le souffle désordonna le robot encore vivant et le projeta au dixième étage avec Sin qui en profita pour l'assommer Le toit se trouvait à deux étages plus haut. Sin se dirigea vers la porte de l'ascenseur quand son ennemi se releva et fonça sur celui-ci après avoir enclenché le système d'auto-destruction. La porte de l'ascenseur étant ouverte, Sin sauta sur la chaîne qui tenait l'ascenseur et grimpa un étage plus haut. Le robot voulut le suivre mais fut surpris par Sin qui lui mis un coup de poing assez fort pour le faire tomber au rez de chaussée. Après son choc par terre, la machine explosa. Sin se précipita vers les escaliers qui menèrent au toit. Les flammes montèrent jusqu'au dernier étage.
Jack attendait Sin sur le toit. Il n'y avait plus aucune issue pour les deux adversaires. Sin fou de rage, sortit ses deux calibres.
«Tu vas crever enfoiré !
Oui je sais. Mais toi aussi !
Quoi ?!
Vois-tu je suis prêt à n'importe quoi pour voir quelqu'un ou quelque chose exploser. Même à me faire exploser moi même !
Quoi ?! C'est pas vrai !
Je me suis posé assez d'explosifs pour faire exploser ce qu'il reste de cet immeuble. Tout a brulé et nous sommes trop haut pour que tu sautes tu toit. Tu es donc condamné.
Je n'ai qu'à te lancer du toit.
Je suis fou mais pas idiot. Je suis sûr qu'en tant que patriote que tu es, tu ne tueras pas ta propre armée pour sauver ta peau jusqu'à l'attaque d'une machine. Notre armée a gagné du terrain et elle se trouve ici-même, au niveau de cet immeuble.
Quoi ?!
Tu n'entends pas nos chars et nos soldats ? Ils sont juste en bas ! Tu as cinq minutes pour trouver une solution microbe !
J'ai donc le temps de te mettre mon pied au cul.
Content que ça te fasse sourire.
Je me suis toujours promis de rire devant la mort. Mais avant de te prendre deux balles entre les deux yeux, dis-moi pourquoi tu fais ça !
L'armée a détruit ma famille ! Mon père et mon frère son morts pour cette foutue planète !
Ils sont morts en héros.
De l'héroïsme ! Ma famille n'en avait pas besoin ! Ma mère était mourante ! Je me suis juré de les venger et devine comment ils sont morts. Par l'explosion de leur immeuble de garde.
Imbécile ! Ton argument est naze et de plus tu as fais une erreur.
Et laquelle?
Je n'hésiterai pas à te lancer par dessus du toit !
Alors approche !
Avec joie !!»
Sin fit à peine un pas avant qu'une bombe explosa à proximité en le projetant contre la porte par laquelle il était rentré et en éparpillant ses deux pistolets en dehors du toit.
«Oublies pour me tirer deux balles entre les yeux, minable !
Des pistolets neufs. Tu viens de faire un pas en Enfer !!»
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